Le moment venu de faire la Crèche, Noël approchant, qu’ils soient adultes et plus encore enfants, certains d’entre nous peuvent, parmi d’autres questions, s’en poser une, toute naturelle.
Plaçant le santon de la Vierge Marie dans une expression certes tranquille, à genoux ou accroupie, saurait-elle attendre dans pareille posture l’enfant annoncé qu’à ce moment même
elle doit encore porter?
Quelle différence d’attitude et de morphologie peut-on voir chez cette sainte femme qui, à l’heure fameuse, va mettre au monde Jésus, fruit de ses entrailles?
La tradition de la Crèche nous demande d’avoir le soin de ne point laisser paraître le Divin Enfant au centre de “l’aire sacrée” avant le moment indiqué.
Pour accompagner l’Evénement, quoi de plus naturel et à l’évidence sensé que de voir Marie, passer d’un état gracieux de femme enceinte à celui de mère comblée?
La nuit du 24 au 25 décembre, lorsque vient le moment de coucher “Lou Pitchoun” au coeur de la paille, ne serait-il pas à la fois plus narratif et plus juste de délicatement
remplacer sa mère figurée debout, Marie de l’Avent, par celle représentée à genoux, Marie adorant l’Enfant?
Vivant hommage !
Tradition catholique qui se déroule selon quatre semaines durant lesquelles le rituel religieux prépare à la célébration solennelle de Noël.
Autrefois, temps de jeûne aménagé, la consommation de viande, de fromages, de boissons alcoolisées y était clairement prohibée. Pendant cette période, on préparait le repas de Noël en gavant la volaille, on confectionnait des pâtisseries, on nettoyait la maison avec soin, on la décorait...
En pratique, le Temps de Noël se déroule communément pendant un mois.
Une période parfois plus largement étendue dont les fêtes peuvent débuter dès le 11 novembre avec la Saint-Martin, pour se terminer le 2 février lors de la Chandeleur.
En suivant jour après jour un calendrier de l’Avent, certains parents font décompter à leurs enfants le temps qui conduit à Noël.
Dès le 13ème siècle, directement inspirés par les textes bibliques, différents artistes ont imagé cet état féminin qui précède l’enfantement. Des figurations peintes ou sculptées diffusèrent cette représentation le plus souvent avec respect, grâce et solennité. Mais d’autres, considérées irrévérencieuses, provoquèrent le rappel à l’ordre d’une autre mère, l’Eglise.
En 1563, à l’issue du Concile de Trente, des décrets fixèrent un cadre autorisé qui restreindra longtemps les expressions de cette singulière maternité. Toutefois, quelques exceptions témoignent d’une certaine tolérance à l’égard de cette image.